Les reptiles de La Réunion

Vue aérienne du Nord de l’Île

La Réunion : 

  • Localisation : Elle est située à l’Ouest de l’océan indien dans l’archipel des Mascareignes à plus de 600 km au sud-est de Madagascar
  • Climat :  L’île bénéficie d’un climat tropicale d’alizé maritime et sur la route des cyclones
  • Superficie de l’île : 2 512 km², soit un peu plus du double de la Martinique
  • Point culminant : le Piton des Neiges, 3 070 mètres d’altitude
  • Population : 858.450 habitants, dont 80% qui vivent sur les côtes (2021)
  • Surface forestière : La Réunion totalise 120 000 hectares de surface forestière, soit 45% de la superficie de l’île
  • Parc National : Créé en 2008, ce parc couvre 42% de la surface de l’Île et comprend des sites classés au patrimoine mondial de l’Unesco

Les Reptiles : 

Une vingtaine d’espèces de reptiles terrestres sont présentes à La Réunion, certaines sont endémiques (Gecko vert de Bourbon, Gecko vert de Manapany), d’autres exotiques voire envahissantes (Gecko vert poussière d’or, Agame des colons).

Sur les 7 espèces de reptiles originelles de l’île (présentes avant l’arrivée de l’homme), 3 espèces seulement vivent encore à La Réunion. Ces espèces endémiques sont uniques au monde. La disparition de l’une d’entre elles à La Réunion équivaut à sa disparition au niveau mondial.

Attention à ne pas confondre les reptiles indigènes avec les espèces exotiques :

Au moins 15 espèces de reptiles ont été introduites sur l’île de La Réunion par l’homme et se sont naturalisées. Certaines d’entre elles sont connues pour représenter un danger pour la biodiversité réunionnaise.

De nombreuses autres espèces vivent sur l’île chez les particuliers ou dans les animaleries et élevages (Nouveaux Animaux de Compagnie) et peuvent représenter un danger si elles venaient à s’échapper et à s’acclimater dans l’environnement.

Les espèces indigènes sont indiquées en vert, les espèces exotiques en orange, et les espèces invasives sont en rouge.

Remarque : Les espèces exotiques indiquées en rouge sont celles qui représentent le plus grand danger pour la faune et la flore de La Réunion.
Si vous en observez, n’hésitez pas à nous les signaler !

Geckos verts (genre : Phelsuma) :

Phelsuma borbonica ou Gecko vert de Bourbon, (EN : en danger d’extinction)
Phelsuma inexpectata ou Gecko vert de Manapany (CR : en danger critique d’extinction).
Phelsuma astriata (gecko vert des Seychelles)
• Phelsuma cepediana (gecko vert à queue bleue)
• Phelsuma grandis (grand gecko vert de Madagascar)
• Phelsuma laticauda (gecko vert poussière d’or, ou gecko vert à trois tâches rouges)
• Phelsuma lineata (gecko vert à ligne noire)

Agames :

Agama agama (Agame des colons)
• Calotes versicolor (Agame arlequin)

Caméléons :

Furcifer pardalis (Caméléon panthère)

Geckos nocturnes :

Gehyra mutilata (gecko blanc)
Hemidatylus frenatus (gecko des maisons)
Hemidactylus mercatorius (hémidactyle africain, ou gecko des jardins)
Hemidatylus parvimaculatus (hémidactyle à petites tâches, ou gecko gris des jardins)
Hemiphyllodactylus typus (hémiphyllodactyle indo-pacifique, ou gecko à queue jaune)

Scinques :

Cryptoblepharus boutonii ou Scinque de bouton (CR : en danger critique d’extinction).

Serpents :

Lycodon aulicus (couleuvre loup, ou couleuvre miel)
Indotyphlops braminus (serpent aveugle, ou serpent de terre)

Espèces disparues : 

• Cylindraspis indica (tortue géante de La Réunion)
• Gongylomorphus borbonicus
(scinque de Bourbon)
• Leiolopisma ceciliae
(grand scinque de Cécile)

Nactus soniae (nactus de Sonia)

  • Indigène : Une espèce est dite indigène quand sa présence dans une région du monde est naturelle, c’est-à-dire qu’elle n’est pas due à l’Homme et ses activités.
  • Endémique : Certaines espèces indigènes n’existent que sur un territoire restreint : elles sont alors endémiques de ce territoire. Différents niveaux d’endémisme peuvent donc exister : endémique de La Réunion (c’est-à-dire que dans le monde entier ces espèces existent uniquement à La Réunion), endémiques de la zone Mascareignes, etc.
  • Exotique : Une espèce est dite exotique lorsque sa présence dans une région du monde n’est pas due à un processus naturel de colonisation mais découle directement de l’activité de l’Homme. L’introduction n’est pas forcément volontaire (transport accidentel par bateau, camion, etc.).
  • Espèce Exotique Envahissante : Toutes les espèces exotiques ne parviennent pas forcément à se maintenir dans leur aire d’introduction, mais certaines d’entre elles s’y développent fortement au point de devenir des menaces pour la conservation des écosystèmes, habitats ou espèces indigènes.  Ces espèces exotiques sont alors dites envahissantes.
  • Liste rouge UICN : la liste des espèces menacées pour la faune de La Réunion. Disponible ici.
  • Naturalisé : Espèce exotique capable de se maintenir, de se reproduire et de se disséminer dans son écosystème d’introduction sans intervention de l’Homme.
  • Ponte communautaire : Lors de la reproduction, la femelle Phelsuma ponds ses œufs généralement par deux, collés entre eux et au support. On peut parfois observer sur un même site les pontes de plusieurs femelles : on parle alors de ponte communautaire.

Le Phelsuma laticauda, ou gecko vert poussière d’or, est endémique du nord de Madagascar et a été introduit à la Réunion en 1975 dans les environs de Grand Fond sous forme d’œufs. Il est aujourd’hui abondant sur le tour de l’ile principalement au nord, à l’ouest et au sud. Des observations existent également à l’est, bien que les densités soient moins importantes. On l’observe aujourd’hui également en altitude.

Les mâles et les femelles sont très territoriaux : cette espèce est connue pour son agressivité envers ses propres congénères, et les juvéniles des autres espèces de geckos font occasionnellement partie de ses proies.

Par ailleurs, il est capable d’occuper la même niche écologique que le gecko vert de Manapany (Habitat, altitude, sites de reproduction, nourriture…) avec lequel il est déjà en sympatrie dans le sud de l’ile.

Compétiteur de notre “Géko Péi”, le Phelsuma laticauda constitue une menace importante : si vous en voyez, n’hésitez pas à nous le signaler !

Le Phelsuma grandis, ou grand gecko vert de Madagascar, est endémique de Madagascar et a été introduit à La Réunion via un relâché d’élevage à Saint-André en 1994.
Capable de se maintenir y compris dans des milieux anthropisés ou très dégradés, il est présent un peu partout sur l’île.
Cette espèce qui peut atteindre 30 cm est un prédateur direct des geckos endémiques de La Réunion.
si vous en voyez, n’hésitez pas à nous le signaler !